Téléfilms et Séries TV : Critiques

Samedi 17 janvier 2009

Lundi 19 janvier à 20h50 sur Canal Plus, une excellente fiction française. C'est rare, c'est à signaler.
Il aura fallu cinq ans, cinq longues années pour que cette fiction voit le jour, le concours de deux chaînes de TV. La première ARTE, scotchée par le travail de Peter Kosminsky sur les années Blair, est allée le chercher pour qu'il réfléchisse à une idée équivalente en France. Son idée parler de l'ENA et d'une génération en particulier, celle de la promotion Voltaire. La promotion Voltaire, c'est celle de François Hollande, Ségolène Royal, Dominique de Villepin, Jean-Pierre Jouyet (ex PS devenu un des hommes d'ouverture du président Sarkozy), Renaud Donnedieu de Vabres etc...  La promotion Voltaire (1980) est donc celle de ces hommes et de ces femmes qui aujourd'hui tutoient le pouvoir.
L'école du pouvoir raconte le destin de trois jeunes hommes et deux jeunes filles qui entrent et sortent de l'ENA. Confrontant leurs idéaux à l'exercice du pouvoir... Au moment où la France bascule à gauche. En Mai 81, c'est l'élection de François Mitterrand.

Ces cinq destins, sont pour la première fois, sur Canal plus, Cinq destins fictionnés. On ne parle jamais ni de Ségolène, ni de François, ni de Dominique, ni de Renaud ou de Jean-Pierre. On y pense, mais ce ne sont pas eux. Pour une fois, donc, les trois scénaristes, Eve de Castro, Aaron Barzman et Didier Lacoste ont eu le loisir de faire leur métier et de dramatiser à loisir cette histoire. On applaudit à deux mains, le résultat est là, flamboyant. Enfin, dans une fiction de Canal Plus, enfin, on nous raconte une histoire au lieu de nous dresser un catalogue de faits.
Voilà, chapeau bas.

Chapeau bas aussi à la réalisation et aux comédiens qui sont tous très bien dirigés. Ma préférence va à une nouvelle venue, une fille, qui crève l'écran, Céline Sallette.


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Mercredi 8 octobre 2008

(c) TF1.
... C'est ce soir sur TF1 et ça s'appelle... roulement de tambours : FLICS. (on peut pas tout le temps être original, non plus!) Et d'après André Béraud, le patron de la fiction de ladite chaîne, on n'a jamais vu ça sur TF1, c'est du 100% original, c'est rock, et sous entendu, c'est politiquement incorrect !

Euh... pour toutes ces qualités enoncées on repassera...
Déjà on peut dire que quand TF1 réinvente les flics à la télé, Diefenthal se déguise en Serpico. (En gros on revient dans les années 70 du cinéma américain) ! La vraisemblance. Le film s'ouvre sur une explosion. Celle du garde du corps de la directrice de la police. Son corps est ultra-carbonisé. Mais son passeport est impeccable. Formidable ! Du coup, l'enquête peut démarrer. On se demande d'ailleurs pourquoi la directrice de la police nationale ne s'est pas renseignée avant de l'embaucher... un peu bête la guêpe. Mais ce n'est pas la seule dans la maison poulaga à laisser ses neurones au vestiaire. Un de ses lieutenants se retrouve en pleine nuit sur un pont de Paris désert à côté d'un 4x4 aux vitres fumées. S'apercevant que le numéro d'immatriculation est suspect, il décide d'aller toquer à la porte du 4x4. Et devinez quoi ?...!
Je ne suis pas flic, mais j'ai moyennement trouvé ça crédible. En revanche, il y a heureusement des flics, des vrais pour trouver ça con. A lire, ici.

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Lundi 31 mars 2008

(Maher Kamoun, le faux flic)

Les vérités assassines, ou quand France 2 veut faire à tout prix du politquement incorrect !!

Il est pas mal, Maher Kamoun, ce faux flic, qui travaille soi-disant à la section anti-terroriste ?
Soi-disant parce que comme promis, cf la première partie de Vérités Assassines, il n'en est rien.
Deuxième partie : les réponses aux pourquoi du premier épisode :
  • 1.Pourquoi les parents de Giselle (la meurtrière) lui payent-ils un avocat depuis dix ans alors qu'ils la détestent parce qu'elle a couché avec un arabe ?
  • 2.Pourquoi un flic (Maher Kamoun) capitaine de la brigade anti-terroriste, apparaît-il en plein milieu d'une affaire de famille dans une tour ?
  • 3.Pourquoi la belle soeur de l'héroïne est-elle battue par son mari ?
  • 4.Pourquoi l'héroïne Véra (la petite quarantaine) ne s'est pas encore mariée ?
Les réponses :
Réponse n°1 : Les parents de Giselle lui payent un avocat, parce que ce sont eux qui ont récupéré le môme que leur fille avait eu avec un arabe et comme ce sont de méchants racistes, ils ont enfermé le môme dans la cave et le nourrissent avec de la nourriture pour chien. 
Alors ça c'est vrai c'est pas politiquement correct de traiter les enfants comme des chiens. Mais ce n'est pas parce que ce n'est pas politiquement correct que c'est formidable. Il faudrait que France 2 sache distinguer exactement ce qui n'est pas politiquement correct. Parce que figurez-vous qu'ils sont fiers à France 2 ! Ils 'abritent derrière le "si vous n'aimez pas, c'est parce que ce n'est pas politiquement correct !". Non, si on n'aime pas, c'est parce que c'est n'importe quoi ! Avait-on par exemple besoin de charger la mule et qu'en plus de racistes, les parents de Giselle nourissent leur petit fils avec de la nourriture pour chien ?

Réponse n°2 : parce que c'était pour le flic une façon de se rapprocher de l'héroïne. il n'aurait pas été à l'anti-terrorisme, la scénariste aurait eu beaucoup plus de mal à nous faire croire qu'un flic arabe fasse partie d'un comissariat lambda. Non ? Pourtant bien sûr que si... Sinon, ça aurait été politiquement correct !

Réponse n°3 : c'est un peu tordu, mais la bonne réponse est pour qu'elle meure.
En effet dans la première partie on échafaudait tout plein d'hypothèses  pour savoir comment elle allait mourir.
Alors évidemment, c'est comme le reste, fait à moitié. c'est un accident, parce qu'elle meurt en sortant de la voiture familiale, mais c'est aussi un homicide involontaire, parce que juste avant elle s'est fait tabassée par son mari.
De l'art de rester le cul le pied coincé entre deux chaises !
Mais pourquoi que faut qu'elle meure, me direz-vous ? C'est ... pour répondre à la question 4.

Réponse n°4. Eh oui, il faut qu'elle meure pour que l'héroïne réalise à quel point son futur mari est soumis à son frère, le méchant, le violent, celui qui bat(tait) sa femme. Maintenant qu'elle a ouvert les yeux, plus question pour elle de se marier avec lui. Pas question non plus de coucher avec le bel arabe. L'héroïne s'appelle Véra. Et on ne dit pas Véra couche toi là... Et puis une portuguaise et un arabe, y'a pas plus politiquement correct. (pour France 2 s'entend) Donc pas possible.

A la fin, l'héroïne fairt arrêter les méchants parents, rend son fils au gentil flic, et la meurtrière sera bien soignée en HP.

Tres peu de pieds (parmi les miens, j'avais commenté le premier, bien obligé de voir le second) sont allés au bout des deux épisodes. 10% d'audience. Voilà le prix du politiquement n'importe quoi....





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Lundi 17 mars 2008

VERITES ASSASSINES... Ce téléfilm vient nous prouver qu'hélas, elles ne sont pas toutes bonnes à dire.

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(de g à d, Michèle Bernier et Zabou Breitman.)

Téléfilm en deux parties, diffusé sur France 2.
Ecrit par Virgine Brac  et réalisé par Arnaud Sélignac.

Diffusé ce Mercredi 12 mars 2008, (prochain épisode le 19 mars)
Le pitch : Véra Cabral (Zabou), psychiatre urgentiste, est appelée en catastrophe au quartier des femmes de la prison de Fleury-Mérogis. Une prise d'otages est en cours. Véra parvient à dénouer la crise, mais ne peut pas empêcher Giselle (Michèle Bernier), la preneuse d'otages, de tuer une gardienne. La psychiatre ne comprend pas ce qui a pu pousser Giselle à commettre un tel acte. En effet Giselle est à seulement une semaine de sa libération. Pourquoi a-t-elle commis cet acte ? C'est  en qualité de psychiatre que Véra fouille le passé de Giselle pour trouver une réponse à cette question.

Pourquoi fussent-elles assassines, toutes les vérités ne sont pas bonnes à dire ?
Parce qu'elles ne sont pas bien écrites... Trop de pourquoi restent sans réponse.
Et c'est dommage, car Virginie Brac est par ailleurs un très bon auteur de polar. Mais écrire un livre et écrire un scénario ne demande pas le même talent.

Dans cet épisode (la première partie), nous suivons le destin de Véra et accessoirement celui de Giselle. C'est Véra qui va rendre visite à la famille de Giselle. Car ce sont ses parents qui lui assurent une défense digne de ce nom, un avocat qu'ils payent régulirement depuis dix ans.  Sa mère, une jeune bourgeoise (45 ans, max) raciste, coincée dans un pavillon vieillot. Son père, (55 ans) un gardien de parking raciste lui aussi. Visiblement, ils n'aiment pas leur fille parce qu'elle a eu une liaison avec un arabe, mais ils lui payent un bon avocat. Pourquoi ?  Première interrogation qu'on se pose d'emblée mais à laquelle l'histoire ne répond pas.

Puis, Véra, est appelée sur les lieux d'un drame. Dans une cité, un homme menace d'abattre sa mère. Au milieu des flics, Véra tente d'intervenir, et de nouer un dialogue avec l'homme dangereux. Celui-ci fou furieux lui avoue qu'il vient de tuer sa mère et la menace directement. Alors qu'il va tirer, un policier l'abat. Cette scène, tout comme la première est très bien filmée. On est dans le stress et dans l'urgence. Sauf que...

...Véra se méfie d'emblée du flic qui a abattu celui qui a manqué de la tuer.
...que ce flic (beau comme un dieu), aux dires des autres policiers fait partie de l'unité anti-terroriste. Qu'est-ce que vient faire le terrorisme dans cette affaire qui relève de la psychiatrie ?

Tout d'un coup, en deux minutes (les scènes se suivent) on bascule dans un autre genre. Le terrorisme. Pourquoi ?
Une réponse absolument pas satisfaisante nous est délivré immédiatement par le flic (Hakim). Il a sauvé la vie de Véra parce que son enquête sur le passé de Giselle l'intéresse. Et pourquoi ? Parce que Giselle a fréquenté un terroriste avec qui elle a eu un enfant....

Cette avalanche de réponses nous laisse sans voix. C'est le genre d'explication à la chaîne qui lorgne du coté de "c'est l'histoire de l'homme qui a vu l'homme qui a vu l'homme qui a vu le loup !" .
D'autant que, tenez-vous bien, Hakim (le flic de l'anti-terrorisme), ce n'est pas le terroriste qui l'intéresse mais l'enfant que Giselle a eu avec lui. Pourquoi ?
Une heure plus tard, à la fin du premier épisode, on n'a toujours pas la réponse. Sauf que, j'en mets ma main, mon pied au feu, c'est parce que c'est lui, Hakim, le père et que cette histoire de terrorisme était une façon comme une autre d'approcher Véra. (lui sauver la vie, c'était parce qu'il passait juste par là et qu'il a eu l'occasion...)

Entre ce dernier Pourquoi et la fin de l'épisode, Véra est une femme amoureuse de son homme, un médecin. C'est normal entre médecins on s'apprécie et on vit ensemble. Mais voilà, Véra est d'origine portuguaise, (ses parents parlent forts, ont des enfants qui courrent dans tous les coins,sa mère a des avis sur tout et surtout un avis négatif sur son futur mari) alors que ceux de son futur mari (justement), sont de grands bourgeois, n'ont pas d'enfants qui courrent dans tous les coins, la preuve, leurs deux fils ont des situations plus que confortables : l'un est donc médecin, tandis que l'autre occupe un poste à très grande responsabilité, et c'est d'ailleurs pour cela qu'il ... (suspens)
1. trompe sa femme
2. bat sa femme
3. est alcoolique.

Que choisiriez-vous ?
C'est la 2. la bonne réponse : il bat sa femme.
Véra s'en aperçoit immédiatement et interroge sa belle-soeur, au cours d'un dîner chez les beaux parents. Mais celle-ci esquive, elle préfère venir la voir chez elle, à l'abri de la belle famille. Et alors là... on a le droit à une scène des plus surréalistes. Alors que c'est la belle-soeur (l'adorable Sophie Guillemin), qui vient se plaindre à mots couverts des traitements que son mari lui inflige. Elle se met soudain à défendre son mari, du coup, Véra l'engueule et la pousse à le dénoncer.... On y comprend plus rien. Cette scène n'a aucun sens dramatique. C'est comme si tout d'un coup la scène avait été réécrite au moment du tournage. Comme si les comédiens s'étaient emparés du texte pour dire ce qu'ils avaient envie de dire et non plus pour suivre la logique de l'histoire. Du coup, on décroche. Car on ne sait plus ce qu'on nous raconte. Pourquoi ? pourquoi avoir gardé cette scène au montage ? pourquoi ne pas l'avoir supprimée ?

Une fois informée des sautes d'humeur de son beau-frère, Véra veut avertir son mari... Sauf que celui-ci se range derrière son frère. Solidarité de façade ou pas ?
C'est sur cette question, "brûlante" que se termine l'épisode.

Je suis sûr que le deuxième épisode nous racontera comment Véra va peu à peu découvrir que sa mère avait raison, qu'elle n'est en fait pas autant amoureuse que ça de son futur mari. Et qu'elle le quittera.

Elle aura une aventure avec le bel Hakim (le flic).
Elle va découvrir que le bel Hakim et l'ancien amant de Giselle ne font qu'un. Qu'il est donc le père de leur enfant.
Giselle va mourir. Comme ça Hakim pourra récupérer son gosse et quitter Véra qui se retrouvera seule mais qui sera débarassée de sa belle-famille toute pourrie.
Pourquoi ? Parce que et là, les paris sont ouverts :
1. Son beau-frère a poussé sa femme au suicide et son frère  (le futur mari de Véra) le couvre.
Véra le découvre et le quitte.
2. Son beau-frère a tué sa femme de peur qu'elle ne parle. Son frère (le futur mari de Véra) le couvre.
Véra le découvre et le quitte
3. C'est la mère de son futur mari qui tue sa belle-soeur. Son fils (le futur mari de Véra) la couvre.
Véra le découvre et le quitte

Bref cette histoire aura permis à Véra d'ouvrir les yeux sur sa belle-famille et sur son mari. De comprendre que l'amour ce n'est pas forcément de s'unir avec un bourgeois. Mais dans le même temps, elle aura permis à un père de retrouver son fils. (ou sa fille).

Me reste plus qu'à me caler Mercredi soir devant ma télé pour voir si je ne me suis pas trompé... trompied !










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Vendredi 29 février 2008
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C'était  hier un match au sommet,  Patty Hewes vs Julie Lescaut.

Patty Hewes  (l'avocate implacable) vs Julie Lescaut (notre commissaire nationale)

Et bien, contre toute attentes, c'est notre commissaire nationale qui a remporté le match haut  la main le pied.

Avec 30,5 % de parts de marché sur la ménagère et 8.7 millions de téléspectateurs. Un score que TF1 n'avait pas vu depuis... l'année dernière !
Quant à Patty  Hewes  diffusée sur la chaîne cryptée  elle a séduit  moyennement  les téléspectateurs français.
Peut-être qu'il faut attendre la diffusion des treize épisodes pour avoir un vrai résultat, mais le démarrage est plutôt  mezzo mezzo. Et c'est dommage.  Glenn Close incarne une avocate implacable, directement inspirée (et jouée) comme la Meryl Streep de "Le diable s'habille en Prada"... A croire que les français et les francaises n'aiment pas les héros  sombres. Sauf que je ne pense pas que ce soit uniquement pour cette raison. Il y a aussi l'enjeu du film qui nous est complètement étranger. En droit américain, n'importe qui peut se réunir (clients, ou salariés) pour intenter une class action. Pas en droit français. L'enjeu de l'histoire nous est donc assez éloigné. sauf si notre ministre de la justice instaure dans sa réforme les class actions.
Ce qui, pour la petite histoire, fait très peur aux industriels et aux patrons. Et, comme on le sait, nombre d'entre eux font partie du cercle des amis de Nicolas Sarkozy, la class action, si jamais il y a, sera à mon avis très encadrée...

Rien de changé donc dans l'hexagone, quand on oppose talons aiguilles à talons plats, on préfère encore talons plats. Quand je disais que la ballerine avait de l'avenir... j'étais loin de me douter à quel point  pied !

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Jeudi 28 février 2008
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JULIE LESCAUT  (TF1)                                            VS                  PATTY HEWES (Canal +)

Un vent de renouveau souffle à TF1. Julie Lescaut n'est plus commissaire aux Clairières mais Chef de Groupe à la 3e DPJ de Paris. Elle dirige une équipe de trois d'jeunes et doit élucider un meurtre et résoudre une affaire de policier corrompu au sein de son équipe. Sauf que...personne n'est vraiment corrompu au sein de son équipe, on s'en doute...

VS

Patty Hewes, avocate aux dents longues dirige tout un staff de cinq personnes plus une nouvelle recrue. Patty Hewes a une réputation de "salope", prête à tout pour gagner. Aux plus basses manoeuvres et aux manipulations les plus perverses... Serait-elle même prête à commettre un meurtre, si ça l'arrangeait, à sacrifier l'agneau innocent ? C'est la questions qu'on se pose au début du premier épisode... Autant dire qu'on est en plein suspens...

Mis à part l'histoire, il suffit de comparer les deux photos pour comprendre qu'il y en a une qui a la main et qui la gardera et que l'autre a juste son regard de chien battu pour nous convaincre.

Le choix du fond, blanc pour Julie Lescaut nous dit qu'il s'agit d'une histoire pacifique, qui pourrait se dérouler n'importe où... et où l'héroïne cherche notre assentiment (le regard) pour agir.

Dans "damages" le choix du fond noir  nous indique qu'il s'agit clairement d'un film noir, d'un thriler où l'héroïne est prête pour nous convaincre même à avoir la ville sur le dos ou dans le dos... Et ce n'est pas n'importe quelle ville, il s'agit de New York. Peu importe qu'elle soit impopulaire donc, son antagoniste est clairement le jeune agneau, son reflet qui éclabousse la table. Il est intéressant d'ailleurs, et vous le verrez, en regardant "damages" de noter que Glenn Close (Patty Hewes) qui est clairement posée comme étant la femme à craindre est habillée en blanc, et que son antagoniste, l'agneau sacrifié est habillée de noir.
Serait-ce finalement que les apparences sont trompeuses ? Et que c'est l'agneau qui dévorera le loup ?

Deux styles ce soir à la TV française qui s'affrontent.
Deux genres d'auteur, aussi.
Alexis Lecaye, le créateur de Julie Lescaut, puis du spin-off, Julie à Paris, est un très grand auteur de polars et de séries françaises (Julie Lescaut, donc, Imogène, etc). Mais il faut l'avouer, c'est un auteur qui est beaucoup plus doué en scénario de thriller qu'en auteur de série.

En ce qui concerne Damages, ils sont trois aux commandes de la première saison (13 épisodes), trois scénaristes dont deux qui ont fait leurs "pieds" sur des séries prestigieuses américaines.
Todd et Glenn Kessler sont scénaristes et producteurs d'épisodes de The Sopranos, mais aussi de Law & Order.  Le troisième homme, Daniel Zelman est un scénariste de cinéma catastrophe ( Anaconda2).
Une autre culture, un autre rythme.

A vous de voir !

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Vendredi 8 février 2008
"Figaro" diffusé hier soir sur France 3 était annoncé comme un évènement médiatique à ne pas manquer...

Tu m'étonnes. Que des gens de cinéma sur cette affiche : scénariste, réalisateur, actrice et acteurs. Des égos en mal de reconnaissance qui n'ont pas hésité à faire payer à France 3 le max pour leur présence.

Isabelle Adjani, en tête avec  quelque chose comme 500 000 €.
(soit la moitié d'un budget  pour l'ensemble d'un téléfilm normal)


Le budget de ce téléfilm est secret. Mais bizarrement on n'imagine pas que les autres techniciens et comédiens se sont partagés les 500 000 € restants. D'autant que d'après ce qu'a confié Anne Holmes, la directrice de la fiction de France 3, au journal "Le Figaro", la chaîne dispose d'un budjet de 70 millions d'Euros par an. Et, elle rajoute :
«Jusqu'à il y a un an, nous dépensions à peu près la même chose pour tous les films.  Aujourd'hui, on varie les investissements. Une vedette au générique, c'est un cadeau au téléspectateur, et un signe extérieur de prestige pour nous.»

Ah ça pour être un signe extérieur de prestige, ça, ça a marché ! Hier, Adjani faisait toutes les couvertures...
Sauf que le téléspectateur, contrairement à ce que croit la directrice de la fiction de France 3, le télépspectateur, n'en a rien à faire de ce genre de cadeau !

"Figaro" avec I.Adjani, J.Weber et B.Podyladès a réuni en tout et pour tout : 1 823 000 téléspectateurs, soit 7.9 % de pdm. Queue de chique ! Rien ! Nada !

Et si sur les 500 000 € investis sur Isabelle Adjani, le producteur en avait pris la moitié pour le scénario... Ca aurait pas été plus intelligent ? Parce que dans le genre adaptation libre, on avait plutôt l'impression d' assister à une pièce de théâtre mal fagotée... Il s'agissait de Beaumarchais tout de même ! Et pour moi, il n'a jamais écrit avec ses pieds, celui-là, c'est quand même lui qui mettait en exergue, dans cette pièce, la liberté de la presse et place de la religion dans la société, tout ce qui aurait pu faire le sel de ce téléfilm et que les auteurs ont passé à la trappe...

Dommage...


Question perfide et purement perfide  : à votre avis elle a quel âge Isabelle Adjani ? 20, 30, 40 ?

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Mardi 5 février 2008
Dans la "série", pourquoi les "séries françaises sont écrites avec les pieds" alors que leurs homologues américaines, elles, semblent écrite avec doigté : deuxième cas d'école."The Sopranos" vs "Mafiosa"


The Sopranos (family redefined)

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The Sopranos  est une série dont, la première saison (12 épisodes), a été  diffusée sur HBO  (l'équivalent  de Canal+, en France) à partir de janvier 1999. Cette série a fait décoller l'audience d'HBO. En osant, présenter des personnages hors du commun (des mafieux) dans un univers somme toute banale (la famille), The Sopranos, a fédéré un nombre croissant de téléspecateurs américains. Plusieurs thèses ont même été écrites, à partir de 2001, sur ce phénomène télévisuel.
The Sopranos a été la révolution télévisuelle que la télé américaine attendait.
La force de HBO est d'avoir su capitaliser sur cette première audace, en laissant libre le créateur de la série, le scénariste David Chase, pour lancer ensuite nombre de séries toujours plus novatrices, les unes que les autres: OZ, Six Feet Under, Sex and the City, etc.

Arrêtons nous maintenant sur le titre de la photo couleur rouge sang:
Le trait est épais, les lettres sont pleines : le titre en impose.

Remarquons la typographie particulière de The Sopranos (family redefined). Le "R"  de Soprano, est un flingue retourné. C'est clair, les Sopranos sont d'origine italienne, le "R" vient juste nous dire qu'il y aura des règlements de compte...  : Origine Italienne + Réglements de compte = La mafia.
Est-ce pour cela que la tagline nous dit : Family redefined ?
La mafia est une affaire de famille, ça on le sait. Maintenant y ajouter redefined, signifie que c'est une famille dont les contours vont bouger et seront redéfinis. Ce qui induit que rien n'est figé... que tout est à écrire et donc à découvrir.

La photo

La photo est sombre, sobre, Noir et Blanc. (beaucoup plus de noir que de blanc) Cette série n'est donc pas une comédie, mais un drame. Notre regard est immédiatement accroché par Tony Soprano. Il n'a rien d'un éphèbe, ni d'une couverture de mode. Il est gros, n'est pas beau, et son regard est menaçant. (du genre, je ne laisserais rien passer, c'est moi le chef). C'est à lui qu'on a à faire. Mais il n'est pas seul sur la photo. Autour de lui, plusieurs personnages.
A sa gauche  (le côté coeur), sa famille : sa femme, sa mère et son neveu.
A sa droite,
(le côté de la raison), une autre femme, brune qui à son index posé contre son menton, une femme qui réfléchit, (elle porte des lunettes) et un vieil homme qui semble regarder Soprano de haut, qui semble donc le juger.
D'emblée la rivalité entre la blonde et la brune est posée. Qui l'emportera, la famille ou la raison ?
Ce n'est que dix minutes après le début du premier épisode (dix minutes pendant lesquelles on l'aura vu bastonné à mort un pauvre diable qui n'avait pas remboursé sa dette de 100 $) qu'on aura la réponse.
La brune n'est pas une maîtresse ordinaire... C'est une psy. Une psy que Tony Soprano, notre héros, va consulter parce que ça le gêne aux entournures de devoir flinguer tous ceux qui le dérangent... Je m'arrête là, parce qu'après c'est toute la saison qu'il faudrait commenter...

Versus Mafiosa

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Prenant exemple sur sa grande soeur américaine, Canal + misait sur cette série pour en faire le fer de lance de sa nouvelle programmation. Mafiosa serait leur Sopranos. Enfin c'est comme ça que Canal + l'a vendu à la presse, qui s'en est fait immédiatement l'écho... parce que Canal + a une image moderne. (c'était vrai il y a vingt ans, aujourd'hui, Canal + marche plutôt à côté des clous, côté fiction, j'entends !)
Mafiosa est une série dont la première saison (huit épisodes) a été diffusée à partir du 12 décembre 2006 et s'est arrêté fin 2006. Un Semi échec pour Canal +. La série avait démarré à 15% et avait fini à 8%.

La France aura donc mis presque sept ans pour "copier"  The Sopranos.
Le verbe "copier" est volontairement entre guillemets parce qui si Canal + Fictions rêvait de copier HBO, rêvait de faire un Sopranos à la Française, son auteur, Hugues Pagan, non. D'ailleurs, au moment de la diffusion du premier épisode, Hugues Pagan se glorifiait devant chaque micro tendu, qu'il n'avait jamais regardé  The Sopranos, parce que ce n'était qu'une série américaine de plus !  (Grand mal lui en a pris, il l'aurait vu, il aurait évité nombre d'éceuils...)
Bref, revenons à l'affiche de Mafiosa, le clan.

Il est clair qu'il y a un lien visuel entre l'affiche de "The Sopranos" et celle de "Mafiosa'
Du Noir et Blanc et une typo rouge pour le titre. (La copie est donc sous-jacente, n'en déplaise à Hugues Pagan, le créateur de Mafiosa)

Sauf que le Noir et Blanc de Mafiosa n'est pas tranché. Il y a douze variations de gris (du clair  à l'anthracite) qui nuancent d'emblée le propos de la séire. Pas tout à fait une série "noire". Ce qui signifie en langage dramaturgique, pas tout à fait une série dramatique. Pas une comédie non plus, donc quelque chose qui a trait aux moeurs.
Le trait rouge est réservé au titre : Mafiosa, le clan. Ce n'est donc pas une histoire de famille, mais de clan. Lequel ? Vu que le symbole de la corse (son drapeau, en l'occurence) flotte au-dessus du titre, on suppose qu'il s'agit d'un clan corse nationaliste. Mafiosa, le clan serait donc une série politique. Rien à voir avec la famille des Sopranos. La preuve le trait rouge de Mafiosa est simple, et est discrètement repris dans le dessin de l'écharpe de la jeune fille qui est au premier plan.

Ce qui nous fait dire que c'est elle, l'héroïne.
Une héroïne jeune qui tient son pistolet de façon plutôt défensive ( au mieux), ou maladroite (au pire). Car qui menace-t-elle ? Personne, elle ne semble pas viser quique ce soit. Donc c'est qu'elle est sur la défensive.
L'héroine du Clan Mafiosa est donc jeune et inexpérimentée.
Qui l'entoure ?
Côté gauche (coeur) : son frère, une grande baraque qui pose avec un pistolet à la main. Sa mère de coeur (Marisa Berenson). Côté droit (raison), sa nièce et le bras droit de son frère.

Aucun antagonisme dans cette photo : le clan est réuni.
Aucune question sous jacente. Rien...

Les premières séquences du film nous racontent comment l'héroïne jeune avocate corse qui piège à la demande de son oncle, chef du clan, un client, se retrouve à la tête dudit clan. Car pendant sa plaidoierie, patatras, son oncle est abattu par un clan rival. Or c'est elle, qu'il a choisi pour lui succéder, puisqu'il n'a pas eu d'enfant. Et la succession se fait devant notaire....

Ce premier quart d'heure est invraisemblable. Comment croire qu'une succession dans un clan où chacun se déchire pour conserver une parcelle de son pouvoir, puisse se régler devant un notaire.... !

L'invraisemblable qui pointait le bout de son pied (on ne se refait pas !) sur la photo prenait tout son sens dans le premier quart d'heure du premier épisode...

Rien de plus logique finalement, qu'après ça,  l'audience se soit pris les pieds dans le tapis !

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Jeudi 31 janvier 2008
On aura remarqué que les séries françaises sont un pied (voire plusieurs) en dessous des séries américaines.
Plusieurs raisons à cela (ce sera l'objet d'autres articles sur le sujet). Mais commençons par ce qu'il y a de plus visible : à savoir le titre et la photo de présentation.

Premier cas d'école :
C.S.I Las Vegas vs R.I.S Police Scientifique.

C.S.I Las Vegas. Le titre de la série nous dit que ça se passe à Las Végas. Las Vegas est une ville connue dans le monde entier. C'est le paradis des casinos, donc des mafieux, et des strip-teaseuses. On sait que Las Vegas est construite au milieu d'un désert... qu'il y fait chaud et qu'on y joue jour et nuit. Le décor est planté.

De quoi ça parle ? C.S.I : Crime. Scene. Investigation. Trois mots, qui même en Français, signifient quelque chose. Crime... C'est donc du polar. Investigation : C'est de l'enquête. Et comme Scene est pris entre les deux mots, Crime et Investigation, ça veut dire que tout tourne autour de la scène de crime qui devient la scène d'investigation. C'est à partir du lieu où le crime est commis qu'on pourra retrouver le coupable.
Le lieu du crime peut donc être n'importe où dans Las Vegas ou dans sa proche périphérie, c'est-à-dire dans le désert.

Versus

R.I.S (prononcez Risse) Police Scientifique. Le titre nous dit qu'il s'agit de police scientifique. Donc pas une police avec des flingues mais plutôt une police avec des outils de mesures. On pense immédiatement à tout ce qui tourne autour de l'A.D.N, (parce que l'A.D.N a trois lettres magiques comme R.I.S). Impossible d'ne savoir plus sur la nature des crimes ou des enquêtes... si ce n'est que ce sera scientifique. Analysons donc les trois lettres pour en savoir plus. R.I.S : Recherches. Investigations. Scientifiques. heu... comment dire, heureusement que la police investigue et recherche, parce que sinon moi, je leur fais pas confiance.... :-( cette répétition du mot scientifique ne laisse présager rien de bon. C'est comme si les créateurs de la série n'étaient pas sûrs qu'il s'agissait bien de police scientifique et avaient voulu se rassurer en insistant dans le titre sur le côté scientifique de l'affaire...

Deux pieds, deux mesures !


Voyons maintenant les photos :
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C.S.I Las Vegas                                                       Versus    



                                                                                                                                        R.I.S Police Scientifique.




Euh... Les photos parlent d'elles-mêmes, non ?
Dans CSI,
nos héros posent sûrs d'eux, habillés tous en noir : ils sont huit. Deux principaux, les chefs d'enquêtes ? On reconnaît William L.Petersen (Policier obsessionnel et génial limite psychopathe dans deux chefs d'oeuvres du cinéma américain : To live and die in L.A et Manhunter). Nos héros sont de tailles différentes, d'âges différents, la plus jeune semble avoir trente ans. Le plus vieux, 55 ans et encore je pencherai plus pour 60. Ils posent sur un fond de feu d'artifices en pleine nuit. (Las Vegas)... La boucle est blouclée.

Versus

R.I.S, Ils sont cinq. Habillés tous différemment. Il n'y en a qu'un en costume. Celui qui est mis en avant et qui est sûr de lui. Il n'est pas connu. Sa tête ne me dit rien. Mais il paraît ne pas douter. C'est à lui que le spectateur s'en remet. Pas aux autres. Pourquoi ? Parce que ceux qui l'entourent posent les mains dans le dos. Comme des élèves à qui on risque de poser une question embarrassante ! Comme si c'était eux qu'on allait interroger ! Un comble, ce sont eux les flics ! Leur âge varie entre 18 ans pour la jeune à gauche, en blanc, à 30 ans (peut-être 35 pour celui qui est dans le fond à droite). Ce qui ne me rassure pas, ils sont tous plutôt jeunes. (qu'est-ce qu'ils connaissent de la vie, de la mort ?) Ils posent dans un bureau. On n'en saura donc pas plus sur leur champ d'action.

A votre avis qui cartonne ? C.S.I ou R.I.S.
C.S.I

Deux pieds, deux mesures...




 

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