Frédéric Mitterrand à l'épreuve des mots.

Publié le par showshoes



Frédéric Mitterrand, l'ardent défenseur de Roman Polanski, celui qui s'est élevé contre l'arrestation du réalisateur parce que selon lui, les faits qui lui étaient reprochés n'avaient pas de sens (il s'agit tout de même du viol d'une mineure, comme on en avait parlé ici) Frédéric Mitterrand, donc est devenu depuis la cible de tous ceux pour qui la justice n'a rien de bling bling.
Evidemment, parmi ces pourfendeurs, il y a eu l'extrême droite. L'extrême droite, la seule qui ne fasse pas encore partie de la grande famille de l'UMP.
Cette extrême droite là, a ressorti, à l'occasion d'un débat, a exhumé les mots de Frédéric Mitterrand. Des mots qui font comprendre que l'auteur, homosexuel ne s'est senti libre dans sa vie qu'à partir du moment où il a pu choisir avec qui il aurait des relations. Choisir son partenaire, et se sentir libre de le faire. On comprend quand on le lit, par quelle souffrance il a dû passer pour vivre pleinement sa sexualité à l'âge de la maturité. On comprend que ça n'a pas dû être simple. Ce qui peut déranger les lecteurs, c'est qu'il n'a pu assumer son choix qu'en payant... On imagine sans peine que le fait d'être obligé de payer pour choisir ne doit pas être évident à vivre.

Ce n'est évidemment, vous l'aurez compris, pas l'objet de ce post de mettre à mal Frédéric Mitterrand et sa sexualité.
Non, ce qui me dérange, c'est qu'aujourd'hui Frédéric Mitterrand et ses potes du gouvernement reprochent à la gauche et à  cette extrême droite (cad les partis qui ne font pas partie de l'UMP), de s'indigner aujourd'hui de la publication de ce livre, sorti en 2005. Pourquoi s'étonnent-ils de concert, personne n'a réagi quand le livre est sorti ? Pourquoi ? Est-ce à dire qu'on profite des écrits passés d'un ministre du gouvernement pour mettre à mal le gouvernement ?

Le procés est sous jacent. Et pourrait presque paraître juste pour certains. La compassion que le ministre a éprouvé pour Polanski a certainement à voir avec la compassion dont l'auteur Mitterrand a joui quand son livre est sorti. Une compassion qu'à l'époque, seuls les critiques littéraires ont partagé.

Parce qu'à l'époque, le livre est sorti en plein débat sur le référendum pour le Traité Constitutionnel Européen. A l'époque, vous vous en souvenez certainement, c'est de ça et exclusivement de ça dont on parlait, au café, au parti, sur internet, au bureau, en famille. C'était ça le coeur des débats. Et tout le reste n'était effectivement que littérature. Et comme nous étions tous passionnés par notre destin d'européen ou pas, la littérature, on s'en est foutu.



 

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showshoes 10/10/2009 10:29


bien d'accord avec toi. Il ne m'a pas convaincu non plus. Je vais d'ailleurs faire un post à ce sujet.


philippe 10/10/2009 09:06


Mittérand ne m'a pas convaincu du tout, il y a des postes en France ou ceux qui y sont doivent montrer patte blanche ! La morale dans tout cela, quand ceux qui font les lois ne respectent plus rien
(le doigt d'honneur de Besson, la phrase à polémique d'Hortefeux, l'état d'ébriété de Daty, l'arrivée masqué de Morano à un meeting de Royal, le mot de trop de devedjan sur Comparini, le côté
bloing bling du Président qui impose aux français de se serrer la ceinture.....