Nicolas Sarkozy réécrit l'Histoire de France avec ses pieds !

Publié le par showshoes

Quand Nicolas Sarkozy s'attaque à l'Histoire avec un grand H, ça fait des dégats.
Mais hélas, ça montre avant tout l'étendue de son inculture. Il a beau avoir six cerveaux, manifestement, aucun des six n'est disponible quand il s'agit pour lui de dire l'Histoire, ou au moins de la réciter.

Et c'est certainement pour cela qu'il la réécrit à loisir : qu'il s'agisse de Mai 68 (pendant la campagne présidentielle) ou de l'histoire africaine (discours de Dakar du 26 juillet 2007), Nicolas Sarkozy qui avait dix ans en 68 et qui n'était pas né au moment de la colonistaion, invente des relations de cause à effets et tisse des hypothèses qu'il est le seul à comprendre. On se souvient de l'émotion suscitée par son discours dans les cercles africains et européens après son passage à Dakar lorsqu'il affirmait que l'homme moderne a beaucoup à apprendre de l'homme africain qui vit en symbiose avec la nature depuis des millénaires. (Source : Elysée.fr). Ce qui sous entendait clairement que l'homme africain n'était pas moderne...

Première hypothèse: OK, c'était pas son époque, peut-être qu'il avait séché les cours d'histoire, qu'il s'était abonné à Lepen magazine. Et qu'il avait  fait son discours à la louche.
Deuxième hypothèse : en juillet 2007, trois de ses cerveaux étaient occupés à imaginer les conséquences d'un divorce avec Cécilia et les trois autres d'un rapprochement avec Carla...

Mais aujourd'hui que cinq de ses six cerveaux sont libres, (mettons qu'il y en ait un d'occupé par Carla), comment Nicolas qui avait entre 20 et 30 ans dans les années 80, peut-il réécrire l'histoire de la gauche et affirmé que l'Europe a servi de rempart à l'expansion du socialisme en France, alors qu'il n'y a pas eu plus européen que François Mittérand ?

Piqûre de rappel pour Nicolas Sarkozy : Extrait d'un article de L'expansion janvier 1996, hebdo pas particulièrement marqué à gauche, qui expliquait en quoi  et pourquoi François Mittérrand était un européen convaincu et engagé.

Entre le 7 mai 1948 à La Haye, où François Mitterrand participe au premier Congrès de l'Europe, jusqu'au 7 février 1992, jour de la signature du traité de Maastricht, jamais conviction ne fut plus solidement établie que celle d'une France qui ne préserverait son rôle dans le monde qu'en prenant l'initiative dans la construction européenne.(...)

Impossible de la résumer à des critères financiers, à des enjeux institutionnels, à des querelles d'influence entre petits et grands pays. L'Europe, c'est d'abord une vision, celle d'un espace géographique et politique cohérent, ouvert, qui offre une chance à chacun d'élargir ses horizons et qui garantit la paix à tous ses citoyens. François Mitterrand cultivait cette vision-là.

Le 31 décembre 1994, à l'occasion de ses derniers voeux télévisés aux Français, François Mitterrand lançait encore cet ultime avertissement : Ne séparez jamais la grandeur de la France de la construction de l'Europe.

Pourtant, le 5 juillet 2008, au conseil national de l'UMP, alors qu'il est tout fraîchement nommé président de l'Europe, Nicolas Sarkozy réécrit l'histoire avec une satisfaction qui n'appartient qu'à lui !


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Boeb'is 19/07/2008 10:40

Bien vu! Surtout que la droite nous a servi en eurosceptiques, entre De Gaulle, Debré, et même Chirac première période...