Sarkozy choisit ses réfugiés politiques.

Publié le par showshoes



4 juillet 2008 : Le président, Nicolas Sarkozy réaffirme que la France est prête à accueillir les membres des Farc acceptant de renoncer à la lutte armée et livre aux autorités italiennes, Marina Petrella qui a renoncé depuis vingt ans à la lutte armée.

Deux poids pieds, deux mesures.

Pris aujourd'hui en flagrant délit de basses manoeuvres diplomatiques, le président Sarkozy (qui n'en est plus à une bourde près) tente de se rattraper aux branches. Sauf que cette fois-ci, la ficelle est épaisse comme une liane de jungle colombienne. Ainsi, afin de tempérer son volontarisme d'hier, quand il était ministre de l'intérieur, (pour mémoire, Nicolas était allé arrêter Cesare Battisti au Brésil en Mars 2007, et a fait emprisonner Marina Pétrella en Août 2007)  Nicolas Sarkozy s'est fendu d'une petite lettre à Berlusconi afin de lui demander de grâcier, Marina Pétrella qui est dans un triste état.

Sauf que ce n'est pas Berlusconi qui statue sur les grâces, mais le président de la République Italienne;
Giorgio Napolitano. Et que ce dernier entend mal que Nicolas Sarkozy aujourd'hui lui donne des leçons. D'autant que le 19 Mars 2007, dans l'émission de Christine Ockrent, France Europe Express sur France 3, Nicolas Sarkozy avait été très clair : «Je ne vois pas au nom de quoi le ministre de l'Intérieur français devrait intervenir. La justice italienne est indépendante et démocratique.» 

Diplomatie de petits pieds

Voilà comment, à force de faire de la diplomatie au jour le jour, Nicolas Sarkozy fait n'importe quoi, se reniant et piétinant allégrement la doctrine Mitterrand
qui datait du 21 avril 1985 et qui précisait que  « Les réfugiés italiens (...) qui ont participé à l'action terroriste avant 1981 et qui ont rompu avec la machine infernale dans laquelle ils s'étaient engagés, ont abordé une deuxième phase de leur propre vie, se sont inséré dans la société française (...). J'ai dit au gouvernement italien qu'ils étaient à l'abri de toute sanction par voie d'extradition (...). »


EDIT : et pendant ce temps là, Marina Petrella se laisse mourrir.


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